Entre le feu de l’amour et les flammes de l’enfer

La langue espagnole connaît deux termes pour la notion de « sorcellerie » : à l’époque moderne le terme « brujería » désignait la sorcellerie malfaisante et était surtout un phénomène rural, alors que le terme « hechicería » était la sorcellerie urbaine par excellence. Le hechicero ou la hechicera,...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche,
第一著者: Gareis, Iris
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Source(s) 2025
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La langue espagnole connaît deux termes pour la notion de « sorcellerie » : à l’époque moderne le terme « brujería » désignait la sorcellerie malfaisante et était surtout un phénomène rural, alors que le terme « hechicería » était la sorcellerie urbaine par excellence. Le hechicero ou la hechicera, le sorcier ou la sorcière, opéraient des guérisons magiques, des divinations, se vouaient à la magie amoureuse ou la chasse aux trésors cachés. Ils ne pratiquaient la magie malfaisante qu’occasionnellement au nom de leurs clients. En Amérique espagnole, comme en Espagne, l’existence d’une secte de sorciers, agissant collectivement pour adorer le diable et pratiquer des maléfices, était rapportée seulement dans les régions rurales ou quelques petites villes. En revanche, la sorcellerie de type hechicería était omniprésente dans les centres urbains de l’Amérique espagnole. L’interaction des différents secteurs ethniques de la population des villes américaines dans les rituels magiques offrit un espace de communication entre les participants aboutissant finalement à la fusion des pratiques et croyances européennes, africaines et indigènes.