« Baisier » et « extorquez »

Paris n’avait pas été étudiée jusqu’à présent en tant que territoire spécifique de sorcellerie à l’époque moderne. Le contexte urbain de la capitale du royaume montre des spécificités avec notamment l’importance des questions de sexe, d’amour et d’argent. La relative rareté des accusations de sorcel...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche,
Yazar: Simon, Maryse
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Source(s) 2025
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Paris n’avait pas été étudiée jusqu’à présent en tant que territoire spécifique de sorcellerie à l’époque moderne. Le contexte urbain de la capitale du royaume montre des spécificités avec notamment l’importance des questions de sexe, d’amour et d’argent. La relative rareté des accusations de sorcellerie depuis le xive siècle jusqu’à la décriminalisation de la sorcellerie en 1682 peut s’expliquer par une certaine clémence affichée par la cour du Parlement de Paris, favorisée par un entrelacs de juridictions seigneuriales mais aussi par une proximité avec la cour férue de magie et avec une université qui parfois dédiabolise ces affaires. Les médecins participent du changement de perception de la sorcière, malgré l’influence du philosophe, juge et démonologue Jean Bodin qui veut au contraire convaincre de la dangerosité de l’engeance diabolique. Et les sorciers finissent par apparaître à la fin du xviie siècle comme des escrocs monnayant la crédulité des Parisiens. Mais cette étude toujours en cours de la sorcellerie parisienne peut encore révéler d’autres conclusions.