Frontières, limites et environnement en Alsace aux xviie et xviiie siècles
L’évocation des frontières de l’Alsace renvoie volontiers à la séparation linéaire et immatérielle entre la France et l’Allemagne, superposée au Rhin dont elle suit le tracé. Il s’agit cependant d’une vision partielle et très contemporaine d’une notion plus large, aux acceptions différentes selon le...
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Source(s)
2025
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’évocation des frontières de l’Alsace renvoie volontiers à la séparation linéaire et immatérielle entre la France et l’Allemagne, superposée au Rhin dont elle suit le tracé. Il s’agit cependant d’une vision partielle et très contemporaine d’une notion plus large, aux acceptions différentes selon les périodes et dont les évolutions remontent à l’époque moderne. L’article entend montrer comment la frontière de la province d’Alsace aux xviie et xviiie siècles, comprise à la fois comme espace et comme ligne, s’est construite en lien étroit avec l’environnement, et notamment avec les cours d’eau. L’approche environnementale permet ainsi d’éclairer la question juridique des limites linéaires entre la France et l’Empire définies de manière ambigüe par les traités de paix successifs à partir de 1648. Elle conduit surtout à montrer la dimension zonale de la frontière à l’époque moderne, et invite dès lors à étudier les aménagements et les politiques qu’elle motive ainsi que des conséquences de celles-ci pour l’intégration de l’Alsace au royaume de France. La notion de « frontière » en Alsace aux xviie et xviiie siècle se révèle ainsi protéiforme et multiscalaire, mais toujours conditionnée par les influences réciproques et continues entre l’environnement et les représentations et les pratiques qui en résultent et qui le modifient en retour. Ce constat contribue au passage à légitimer une approche environnementale des échelles fixées par l’homme, celles des territoires politiques et administratifs. |
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