Commémorations transatlantiques. Syncrétisme mémoriel et activisme politique parmi les exilés italiens aux États-Unis (1830-1860 env.)
Michele Magri est chercheuse en post-doctorat en Histoire contemporaine à l’Université de Padoue, département des Sciences Historiques, Géographiques et de l’Antiquité (DISSGeA). / Michele Magri is a postdoctoral researcher in contemporary history at the University of Padua, Department of Historical...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Source(s)
2025
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Michele Magri est chercheuse en post-doctorat en Histoire contemporaine à l’Université de Padoue, département des Sciences Historiques, Géographiques et de l’Antiquité (DISSGeA). / Michele Magri is a postdoctoral researcher in contemporary history at the University of Padua, Department of Historical, Geographical and Ancient Sciences (DISSGeA). / Michele Magri ist Postdoc-Forscherin in Neuerer Geschichte am Institut für Geschichts-, Geographie- und Altertumswissenschaften (DISSGeA) der Universität Padua.Commémorations transatlantiques. Syncrétisme mémoriel et activisme politique parmi les exilés italiens aux États-Unis (1830-1860 env.) — Dans les États-Unis du milieu du xixe siècle, les proscrits italiens firent des commémorations révolutionnaires de véritables actes politiques. Conçues comme des rituels spectaculaires et transnationaux, ces cérémonies mêlaient mise en scène, partage émotionnel et langages symboliques afin d’affirmer un horizon de lutte qui dépassait la seule cause italienne. En élaborant un calendrier civil alternatif fondé sur une généalogie révolutionnaire partagée, ces exilés inscrivaient leur combat dans une continuité historique étroitement liée aux mouvements politiques ainsi qu’aux revendications libérales et démocratiques contemporaines. Par ailleurs, tirant parti des libertés offertes par l’espace public états-unien, ils adaptèrent leurs pratiques à un contexte politique et médiatique inédit, empruntant à la fois aux formes des assemblées démocratiques et au langage rituel du religieux. Ces commémorations devinrent ainsi des performances collectives renforçant la cohésion interne, suscitant l’adhésion de l’opinion publique et transformant l’exil en un espace de re-politisation. Cet article analyse ces mobilisations de la mémoire révolutionnaire comme leviers d’action à la fois nationale et transnationale, révélant la construction d’une culture politique syncrétique dans l’espace atlantique. |
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