Aux sources de la folie
Les contributions de ce dossier font dialoguer historien·nes et anthropologues pour faire entendre le quotidien de la folie à travers des archives institutionnelles et personnelles, des entretiens et témoignages, des observations et photographies – mais aussi à travers des absences et des refus. Les...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/sources, |
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| Outros Autores: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Sources
2024
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les contributions de ce dossier font dialoguer historien·nes et anthropologues pour faire entendre le quotidien de la folie à travers des archives institutionnelles et personnelles, des entretiens et témoignages, des observations et photographies – mais aussi à travers des absences et des refus. Les six articles proposent un parcours allant de l’Afrique occidentale française à l’Algérie, au Gabon et au Ghana contemporains, en passant par l’Algérie coloniale et la Haute Volta des années 1970. Cette diversité de contextes permet d’insister sur la complémentarité et/ou la concurrence des représentations médicales et non-médicales de la folie, y compris celles formulées par les personnes atteintes de troubles psychiatriques et de leur entourage. Le numéro donne ainsi à voir une pluralité de dispositifs (médicaux, judiciaires, religieux ou rituels), de connaissances et d’espaces de prise en charge de la folie afin de rendre compte de la complexité des parcours de vie. En déconstruisant les formes d’intimité tissées avec les enquêté·es, nous interrogeons finalement en quoi la réflexivité méthodologique contribue au renouvellement du socle épistémologique de l’étude de la folie en Afrique. The contributions composing this special issue bring together historians and anthropologists to explore the daily realities of madness under and in the aftermath of colonialism. Drawing on institutional and personal archives, interviews and testimonies, observations and photographs, but also tackling absence and refusal, the six articles span French West Africa and contemporary Algeria, Gabon and Ghana, as well as colonial Algeria and the Upper Volta in the 1970s. This diversity of contexts highlights the complementarity and/or competition between medical and non-medical representations of madness, including those formulated by people suffering from psychiatric disorders and their families and friends. The issue thus highlights the intersection of various “dispositifs” (medical, judicial, religious or ritual), bodies of knowledge and spaces dealing with madness, in order to capture the complexity of life trajectories. By critically analysing the forms of intimacy established with the respondents, we ultimately examine how methodological reflexivity contributes to renewing the epistemological basis for the study of madness in Africa. |
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