Pratiques de la ville et formes des « espaces-temps de vie » des femmes à Bordeaux

Cet article expose les résultats d’une étude effectuée à partir d’un échantillon-cliché de la population des femmes (57) de Bordeaux. Des entretiens ont permis d’établir pour chacune un bloc d’espace-temps de leurs pratiques quotidiennes et hebdomadaires de la ville. On part de l’hypothèse que ces «...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/soe,
Auteur principal: Di Méo, Guy
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Sud-Ouest européen 2015
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article expose les résultats d’une étude effectuée à partir d’un échantillon-cliché de la population des femmes (57) de Bordeaux. Des entretiens ont permis d’établir pour chacune un bloc d’espace-temps de leurs pratiques quotidiennes et hebdomadaires de la ville. On part de l’hypothèse que ces « espaces-temps de vie » sont susceptibles d’exprimer le rapport des femmes à l’urbain et qu’ils sont affectés par de nombreux déterminants (âge, profession, contexte social de vie, niveau culturel et, surtout, effet de genre), même s’ils traduisent aussi des comportements aléatoires. Trois catégories se dégagent de cette étude : des « espaces temps de vie » épousant le quartier, organisés selon un axe radial dans la ville, ou plus éclatés dans le tissu urbain. Chaque type peut-être ramené à un profil social assez spécifique de femme. Les deux premiers permettent aussi de définir la notion de « murs invisibles » qui exprime les effets limitants du genre sur la libre circulation des femmes dans la ville.