Des représentations concurrentes de l’eau dans les projets urbains. Le cas des prairies Saint-Martin à Rennes
Avec pour objectif de faire de l’eau une composante centrale du projet urbain, les opérations de réaménagement de zones humides révèlent des motifs environnementaux concurrents. L’utilisation de modèles écosystémiques tend à promouvoir des milieux exclusifs, limitant la présence humaine à l’observat...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/soe, |
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| Auteurs principaux: | , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Sud-Ouest européen
2020
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Avec pour objectif de faire de l’eau une composante centrale du projet urbain, les opérations de réaménagement de zones humides révèlent des motifs environnementaux concurrents. L’utilisation de modèles écosystémiques tend à promouvoir des milieux exclusifs, limitant la présence humaine à l’observation « naturaliste ». Ce motif écologique entre directement en concurrence avec des logiques de valorisation de l’eau dans l’espace public, dominées par une approche essentiellement paysagère et une représentation d’une nature urbaine hygiénisée et contrôlée vis-à-vis de l’inondabilité. Ces trois motifs en évincent un quatrième, historique et social, celui d’une « eau plurielle » et la pérennisation des usages antérieurs. Fondée sur le projet d’aménagement le long de la Vilaine au centre de la métropole de Rennes, cette analyse montre que la résorption des tensions a été tranchée par un compartimentage des espaces de l’eau et de leurs usages, participant d’une pérennisation du cycle hydro-social de « l’eau moderne » et réduisant toute autre forme d’utilisation des lieux. |
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