La musique religieuse yézidie
Gravement dévasté en 2014, le patrimoine yézidi a attiré l’attention mondiale, révélant une communauté longtemps méconnue. Son identité, jadis marquée par le secret, s’est trouvée exposée. Cet article analyse comment elle se recompose depuis, sous l’effet de la médiatisation et de la mondialisation....
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/socrep, |
|---|---|
| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Sociétés & représentations
2025
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Gravement dévasté en 2014, le patrimoine yézidi a attiré l’attention mondiale, révélant une communauté longtemps méconnue. Son identité, jadis marquée par le secret, s’est trouvée exposée. Cet article analyse comment elle se recompose depuis, sous l’effet de la médiatisation et de la mondialisation. Les recherches ethnographiques menées depuis 2019 autour de Lalish, centre spirituel des yézidis, révèlent des mutations notables de leur musique rituelle, peu documentée auparavant. Les qawwâl, officiants-musiciens, assurent le lien entre les yézidis et Lalish, reconnu par l’Unesco. Mais cette visibilité accrue a provoqué tensions et transformations : théâtralisation des rituels, appropriation culturelle, restrictions sur les enregistrements. Face à ces enjeux, la communauté opte pour une médiatisation contrôlée, conciliant ouverture et préservation du sacré. |
|---|