Jeunesse 1980-1990 : des associations de photographes pour penser l’image des jeunes des quartiers populaires en France
Dans cet article nous analysons deux projets photographiques participatifs qui ont pour objectif de penser les stratégies de représentation de la jeunesse. Le premier est conçu par l’agence Faut Voir (1982-2000) et s’intitule Un autre regard sur les jeunes, le leur (1983-84). Le deuxième, initié par...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/socrep, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Sociétés & représentations
2026
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Dans cet article nous analysons deux projets photographiques participatifs qui ont pour objectif de penser les stratégies de représentation de la jeunesse. Le premier est conçu par l’agence Faut Voir (1982-2000) et s’intitule Un autre regard sur les jeunes, le leur (1983-84). Le deuxième, initié par le collectif de photographes le bar Floréal (1985-2015), a pour titre Blanc-Mesnil c’est moi, mais moi c’est qui ? (1995). Ces deux projets, menés par des associations de photographes, s’intéressent à une jeunesse en particulier, la jeunesse des quartiers populaires. Pourquoi ? Car les « jeunes des cités » focalisent l’attention de la société et des médias français à partir des années 1980 et sont directement associés au « malaise des banlieues », expression forgée à la même époque. Pour certains, ils seraient à l’origine du problème. Les photographes décident alors de mettre en place des actions culturelles originales qui consistent à donner des appareils photographiques aux premiers concernés – les « jeunes » – afin qu’ils puissent documenter leur quotidien. L’enjeu de cet article est donc double. Il s’agit, d’une part, de comprendre en quoi la jeunesse, en tant qu’objet d’étude, suscite l’émergence de nouveaux dispositifs de production d’images. D’autre part, nous nous intéressons à la manière dont ces dispositifs novateurs engendrent une esthétique inédite. Nous démontrerons ainsi que la photographie participative peut s’ériger en outil critique de la déconstruction des stéréotypes, tout en réaffirmant la capacité d’agir des jeunes des quartiers populaires. |
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