De la territorialisation du collectif à « l’être en commun » à travers quatre projets photographiques
Cet article analyse les usages participatifs mis en œuvre par quatre projets photographiques en Grande-Bretagne qui proposent une approche territorialisée du collectif ou de la « communauté » : We English (2010) de Simon Roberts, la série Pride of Place de Caravan Gallery (2010-2025), We are Kirkby...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/socrep, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Sociétés & représentations
2026
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article analyse les usages participatifs mis en œuvre par quatre projets photographiques en Grande-Bretagne qui proposent une approche territorialisée du collectif ou de la « communauté » : We English (2010) de Simon Roberts, la série Pride of Place de Caravan Gallery (2010-2025), We are Kirkby (2018) de Tony Mallon et WeAreW12 (2016) de Eileen Perrier. Il s’agit d’examiner de façon critique pourquoi la représentation d’un lieu partagé et de ses habitants, mise en œuvre selon un mode participatif, semble investie du pouvoir tout à la fois de caractériser, de produire, mais aussi de réinventer le collectif. Cet article procède d’abord à la présentation détaillée des projets du corpus en tant que « projets de sites », selon la définition très large qu’en a donnée Miwon Kwon. Le partage d’un regard situé, à propos d’un même territoire, y est valorisé comme source d’authenticité de la représentation photographique. Le tissu des connexions de chacun et chacune avec les espaces partagés, représenté par les images et par leur restitution collective, matérialise la « communauté », en dehors de groupes sociaux identitaires. L’analyse considère ensuite les manières dont les pratiques photographiques participatives permettent aussi de générer le collectif ou « l’être en commun ». Au-delà d’une entité préexistante ou d’une idée abstraite qui serait visible dans les images elles-mêmes, le collectif se constitue par la rencontre dans les « zones de contacts » que sont les projets et dans la production démocratique d’un message complexe sur l’environnement partagé. Les quatre projets offrent ainsi une redéfinition de la communauté comme formation ouverte et non définitive. |
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