Porter à l’écran une vie de poétesse : Tout de moi ne disparaîtra pas
Dans Tout de moi ne disparaîtra pas (2023), la réalisatrice Joanna Grudzinska porte à l’écran la vie de la poétesse polonaise Zuzanna Ginczanka, née en 1917, fusillée par les nazis le 5 mai 1944, et dont il ne subsiste que de rares archives. Parmi les mille manières de raconter une vie, elle le fait...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/socrep, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Sociétés & représentations
2025
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Dans Tout de moi ne disparaîtra pas (2023), la réalisatrice Joanna Grudzinska porte à l’écran la vie de la poétesse polonaise Zuzanna Ginczanka, née en 1917, fusillée par les nazis le 5 mai 1944, et dont il ne subsiste que de rares archives. Parmi les mille manières de raconter une vie, elle le fait en micro-historienne, proposant une biographie à rebours afin que le destin de la poétesse ne soit pas figé dans la tragédie de la Shoah mais que le temps de ses poèmes et de son existence se voie desserré, ouvert, rouvert. Faisant droit, contre les récits du pouvoir, aux voix mineures et opprimées – Zuzanna Ginczanka était femme, juive et poétesse –, la réalisatrice use des ressorts sensibles du cinéma – rythmes, corps, gestes, voix – pour imager le manque d’archives et donner forme, dans la Pologne et l’Europe contemporaines, à d’autres imaginaires politiques. |
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