Choisir son licenciement ?
L’article s’intéresse aux plans de licenciements collectifs menés dans une entreprise multinationale dans les années 2000, à leur organisation et à leurs effets sur les salariés. S’interrogeant sur le succès des appels au « volontariat », l’article montre que les personnes concernées ont préféré pou...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/sociologies, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Pubblicazione: |
SociologieS
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’article s’intéresse aux plans de licenciements collectifs menés dans une entreprise multinationale dans les années 2000, à leur organisation et à leurs effets sur les salariés. S’interrogeant sur le succès des appels au « volontariat », l’article montre que les personnes concernées ont préféré poursuivre leurs projets personnels en misant sur la mobilité externe plutôt qu’en s’attachant à un statut socioprofessionnel de moins en moins protégé. Cette analyse permet de nourrir une critique théorique de la notion de « volontariat » : à partir du moment où l’on mesure les injonctions dont les salariés sont la cible, on comprend que les choix des « volontaires » au départ sont fortement déterminés par le fonctionnement de l’entreprise et par la logique du plan social. D’un côté, l’appel aux « volontaires » a permis à la direction des ressources humaines d’individualiser les licenciements et de contourner les logiques de mobilisation collective ; de l’autre, c’est la diffusion des valeurs « projet » et « mobilité » au sein de l’organisation qui a amélioré l'acceptabilité du plan social et favorisé l’incorporation du changement par les salariés. |
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