Les recompositions politiques du mouvement féministe français au regard du hijab
L’exclusion d’un lycée public de deux jeunes filles voilées, en septembre 2004, et l’adoption de la loi relative à l’interdiction des signes religieux dans le primaire et secondaire de février 2005, ont posé la question de l’apparition de l’islam dans l’espace public. Mais la question du voile a déb...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/sociologies, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Pubblicazione: |
SociologieS
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’exclusion d’un lycée public de deux jeunes filles voilées, en septembre 2004, et l’adoption de la loi relative à l’interdiction des signes religieux dans le primaire et secondaire de février 2005, ont posé la question de l’apparition de l’islam dans l’espace public. Mais la question du voile a débordé son objet premier, et a au final posé un certain nombre de questions relatives à la nature des liens entre l’espace public, l’État et la religion, à l’héritage et à l’impensé colonial, à ses conséquences sur les perceptions et les imaginaires collectifs. Ces problématiques ont littéralement déchiré le mouvement féministe français, et, au- delà, une large partie de la gauche française. C’est ainsi que le mouvement féministe français s’est vu littéralement coupé en trois positions : un nouveau féminisme républicain, fondé sur le paradigme assimilationiste et sur l’idée d’un espace public lisse et homogène, condition d’une véritable égalité ; un courant féministe historique, critiquant tout à la fois le voile comme instrument réactionnaire et la loi sur les signes religieux comme répressive et contre-productive ; un féminisme métisse enfin, dénonçant la vision coloniale de l’islam en France, et prêt à créer une transversalité entre féminisme occidental et féminisme musulman émergent. |
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