En déroute. Enquêter non loin de la centrale de Fukushima Daiichi, Japon
Dans cet article, je reviens sur les dédales d’une enquête menée, depuis 2012, dans la préfecture de Fukushima. Démarrée classiquement comme une enquête sur les programmes de mesure de la radioactivité dans l’air, les sols, les aliments au moyen desquels les habitants apprenaient à faire l’expérienc...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/sociologies, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
SociologieS
2020
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans cet article, je reviens sur les dédales d’une enquête menée, depuis 2012, dans la préfecture de Fukushima. Démarrée classiquement comme une enquête sur les programmes de mesure de la radioactivité dans l’air, les sols, les aliments au moyen desquels les habitants apprenaient à faire l’expérience de leurs conditions nouvelles d’existence après la triple catastrophe survenue le 11 mars 2011, elle fut déroutée par un certain nombre d’épisodes qui rendaient saillant un régime d’appréhension du réel perturbé, tant du point de vue des enquêtés que de celui de l’enquêtrice. Prenant acte de ces déroutes successives, je décris comment les remaniements des méthodes utilisées sur le terrain ont partie liée avec l’objet même dont il est question : la vie en territoire contaminé. |
|---|