Normativité sociale et normativité épistémique

Depuis une trentaine d’années, les Autochtones au Canada et dans une grande partie du monde anglo-saxon ont réussi à imposer aux chercheurs qui travaillent dans leurs communautés ou avec les membres de celles-ci, des protocoles d’éthique de la recherche s’inscrivant, en partie, en contradiction avec...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/socio,
Главный автор: Martin, Thibault
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Socio 2014
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:Depuis une trentaine d’années, les Autochtones au Canada et dans une grande partie du monde anglo-saxon ont réussi à imposer aux chercheurs qui travaillent dans leurs communautés ou avec les membres de celles-ci, des protocoles d’éthique de la recherche s’inscrivant, en partie, en contradiction avec l’approche éthique et méthodologique conventionnelle. Au lieu de résister à cette ingérence normative, les universités, surtout canadiennes, ont plutôt choisi d’institutionnaliser cette éthique, reconnaissant par là que les Autochtones, du fait de leur expérience historique spécifique, devaient être traités de façon distincte. Dans cet article, nous proposons que cette reconnaissance participe, par-delà ce qu’on appelle la décolonisation de la science, à l’émergence d’une « science autochtone », par et pour les Autochtones et nous interrogeons sur cette dynamique.