De l’anticartellisme à l’antiparlementarisme dans la France des années vingt
La victoire du Cartel des gauches en 1924 ouvre une période d’instabilité politique qui favorise, pour la première fois depuis la fin de la guerre, l’émergence d’un courant antiparlementaire d’extrême droite qui connut, en 1925-1926, une forte extension sociale et géographique, touchant de larges co...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/siecles, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Siècles
2013
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La victoire du Cartel des gauches en 1924 ouvre une période d’instabilité politique qui favorise, pour la première fois depuis la fin de la guerre, l’émergence d’un courant antiparlementaire d’extrême droite qui connut, en 1925-1926, une forte extension sociale et géographique, touchant de larges couches de l’opinion publique. Il se nourrit d’un contexte européen marqué par l’arrivée au pouvoir de Mussolini en Italie depuis 1922, offrant un contre-modèle crédible et attractif aux yeux de l’extrême droite, pour remplacer les institutions parlementaires de la Troisième République, jugées inadaptées aux nouveaux enjeux économiques, sociaux et politiques de l’après guerre. Le retour au pouvoir de Poincaré en 1926 marque un coup d’arrêt à cette vague d’antiparlementarisme, la droite se trouvant alors de nouveau associée au pouvoir. |
|---|