Remise en cause et fragilisation du régime d’assemblée (1789-1799)
L’opposition des parlements aux deux derniers Bourbons, à partir des années 1770, prend à témoin la nation au nom de laquelle elle prétend parler. Si cette rencontre féconde entre le peuple et ses représentants autoproclamés ne résiste pas aux premières heures de 1789, son échec ne vient alors gross...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/siecles, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Siècles
2013
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’opposition des parlements aux deux derniers Bourbons, à partir des années 1770, prend à témoin la nation au nom de laquelle elle prétend parler. Si cette rencontre féconde entre le peuple et ses représentants autoproclamés ne résiste pas aux premières heures de 1789, son échec ne vient alors grossir aucun « antiparlementarisme ». Nombre de thématiques dont celui-ci se nourrira apparaissent en revanche avec les Assemblées nées de la Révolution, qui vont connaître de multiples crises de légitimité. La méfiance des électeurs vis-à-vis de leurs mandataires incite plusieurs dirigeants de la sans-culotterie, regrettant l’absence de suffrage universel, à militer pour des mandats impératifs. Les abstentions, l’invalidation des résultats électoraux, les coups de force contre les corps législatifs successifs, les fragilisent et les discréditent. Ces turbulences sont mises à profit par l’opposition royaliste, qui fondamentalement rejette les prétentions humaines à faire la loi, privilège divin. |
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