Genèse médiévale du Limousin administratif. Les circonscriptions royales (XIIIe-XVIe siècles)

Depuis le 1er janvier 2016, le Limousin a disparu en tant qu’entité administrative, dissout dans une circonscription métropolitaine plus dans l’air du temps et relégué au rang d’espace marginal d’une métarégion dénommée Nouvelle-Aquitaine. La ville de Limoges, son ancienne capitale, est dès lors rét...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/siecles,
Autore principale: Rémy, Christian
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Siècles 2021
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Depuis le 1er janvier 2016, le Limousin a disparu en tant qu’entité administrative, dissout dans une circonscription métropolitaine plus dans l’air du temps et relégué au rang d’espace marginal d’une métarégion dénommée Nouvelle-Aquitaine. La ville de Limoges, son ancienne capitale, est dès lors rétrogradée au rang de satellite décisionnaire de Bordeaux (tout comme Poitiers d’ailleurs), subissant des transferts de compétences et de services dictés par une nouvelle vision de l’aménagement du territoire. Si ce nouveau territoire régional s’inspire largement d’une entité historique – l’Aquitaine – dont le nom même est d’origine antique, le Limousin a lui aussi une histoire en tant que cadre administratif. Sa naissance effective date de 1242, lorsque le pouvoir royal capétien décide de la création d’une circonscription bien identifiée et séparée du Poitou dont elle était jusqu’alors une annexe. Mais ce cadre spatial n’est alors qu’un ensemble largement théorique, peu territorialisé et encore fortement tributaire de la géographie diocésaine du temps. En effet, la compétence du premier sénéchal royal s’étend alors aux diocèses de Limoges, Périgueux et Cahors : on l’appelle la sénéchaussée des trois diocèses. Cet espace est peu à peu équipé d’outils de gestion territoriale par une administration qui subit à plusieurs reprises des redécoupages, parfois éphémères mais souvent assez radicaux. Le Limousin finit par devenir une véritable circonscription à la fin du Moyen Âge. L’histoire de la construction de cette entité administrative limousine permet ainsi d’appréhender la formation de l’État depuis l’une de ses périphéries.