Utopie et primitivisme en poésie et en peinture : la « secte des barbus », des « illuminés » sous le Consulat

C’est une communauté d’artistes bien étrange, constituée autour du peintre Maurice Quays, dont le poète Charles Nodier nous a laissé une description : né dans l’atelier de David, le groupe des « Méditateurs », aussi nommée « secte des Barbus », en raison de leur apparence physique, connut une brève...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/siecles,
Autor Principal: Decot, Jérémy
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Siècles 2020
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:C’est une communauté d’artistes bien étrange, constituée autour du peintre Maurice Quays, dont le poète Charles Nodier nous a laissé une description : né dans l’atelier de David, le groupe des « Méditateurs », aussi nommée « secte des Barbus », en raison de leur apparence physique, connut une brève existence entre la fin de la Révolution et le Consulat. Les peintres et les poètes jeunes et politisés qui en firent partie prétendirent ressusciter parmi eux les formes, les mœurs et les vêtements des premiers siècles. Adeptes du goût néoclassique, radicaux dans leur pensée, ils affectèrent ainsi de porter l’habit grec, de se nourrir de végétaux, de vivre en petite communauté afin d’incarner la peinture vivante d’un âge d’or idéalisé. Il s’agit de replacer la secte des Barbus dans le contexte plus général du primitivisme, qui a eu cours dans les milieux artistiques et littéraires des dernières décennies du XVIIIe siècle, de montrer leurs liens avec l’illuminisme, le néo-paganisme et la vogue pour la poésie d’Ossian.