Au service de la restauration de Ferdinand VII : théâtre contre-révolutionnaire ou contre-théâtre révolutionnaire ?

En 1828, en pleine révolte ultra des agraviados (ou « malcontents »), Ferdinand VII décide de se rendre en Catalogne, puis au Pays basque, pour rappeler à l’ordre ses sujets. Son retour à Madrid est fêté par José María de Carnerero, entre autres dramaturges. Sa pièce est l’occasion de souligner les...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/siecles,
Päätekijä: Salgues, Marie
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Siècles 2017
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:En 1828, en pleine révolte ultra des agraviados (ou « malcontents »), Ferdinand VII décide de se rendre en Catalogne, puis au Pays basque, pour rappeler à l’ordre ses sujets. Son retour à Madrid est fêté par José María de Carnerero, entre autres dramaturges. Sa pièce est l’occasion de souligner les points communs entre les deux restaurations, qui marquèrent, elles aussi, un retour du roi que cette nouvelle entrée dans la capitale réitère. En représentant ces restaurations, le dramaturge choisit d’estomper les frontières du temps pour donner une caution immémoriale au trône de Ferdinand VII. L’utilisation des nouveaux codes théâtraux issus de la Révolution française puis du théâtre patriotique de la guerre d’Indépendance, brouille plus encore les repères chronologiques et ancre la restauration dans une atemporalité qui la fait échapper au jugement des hommes.