La représentation antirévolutionnaire du monde : le cas espagnol (1808-1833)
Le renversement de la monarchie espagnole par Napoléon en 1808 suscite une ouverture brutale de la sphère du politique à l’ensemble de la population espagnole. La révolution qui en est issue déclenche une réaction antirévolutionnaire massive dont la diversité est masquée par le sentiment d’apparteni...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/siecles, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Siècles
2017
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Le renversement de la monarchie espagnole par Napoléon en 1808 suscite une ouverture brutale de la sphère du politique à l’ensemble de la population espagnole. La révolution qui en est issue déclenche une réaction antirévolutionnaire massive dont la diversité est masquée par le sentiment d’appartenir au front commun des royalistes (realistas). L’opposition à toutes les formes de révolution repose sur une représentation du présent marquée par la dimension eschatologique de la tradition chrétienne. Le monde présent est malade et « corrompu » et le futur doit permettre le retour à la réalité d’un monde éternel voulu et organisé par Dieu. Elle conduit à la création d’une figure de l’ennemi fruit de l’amalgame entre Français, joséphins, libéraux, juifs et morisques. Si cet antilibéralisme défensif s’avère définitivement une impasse politique à la mort du roi en 1833, il n’en est pas de même pour la figure de l’ennemi qu’il a créée. |
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