L’Europe des honneurs. Décorations et légitimité à l’époque des restaurations. Un regard depuis l’Espagne
Les monarchies de l’Europe postnapoléonienne se sont très tôt pourvues d’un ensemble de symboles dans le but d’afficher la légitimité de leur autorité. Les décorations, instruments de distinction qui traduisent à la fois la nature constitutive du pouvoir souverain et les mérites que celui-ci estimai...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/siecles, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Siècles
2017
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les monarchies de l’Europe postnapoléonienne se sont très tôt pourvues d’un ensemble de symboles dans le but d’afficher la légitimité de leur autorité. Les décorations, instruments de distinction qui traduisent à la fois la nature constitutive du pouvoir souverain et les mérites que celui-ci estimait devoir récompenser, occupent une place importante parmi ces symboles. Précédé d’une réflexion générale sur le sujet, cet article vise à lier plusieurs questions à travers l’analyse des décorations étrangères accordées à des Espagnols durant les deux restaurations de Ferdinand VII (1814-1820, 1823-1833) : l’idée de légitimité sur laquelle reposaient les pouvoirs de l’Europe des restaurations ; les équilibres de l’ordre continental après le Congrès de Vienne ; la capacité, proprement étatique, de distinguer et classifier les individus dans le contexte de fragmentation idéologique qui caractérise le monde postrévolutionnaire, et la fonction de propagande et de politisation des décorations dans l’espace public. |
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