Europes, errances : la littérature européenne et ses projets d’unification du continent
L’Europe ? C’est une invention des écrivains, écrit Heinrich Mann. Sa phrase renvoie à une relation qui persiste depuis des siècles : celle entre la littérature européenne et l’Europe comme son sujet. Cet article se propose d’examiner de plus près cette relation. Qu’est-ce qui a poussé les auteurs e...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/siecles, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Siècles
2016
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’Europe ? C’est une invention des écrivains, écrit Heinrich Mann. Sa phrase renvoie à une relation qui persiste depuis des siècles : celle entre la littérature européenne et l’Europe comme son sujet. Cet article se propose d’examiner de plus près cette relation. Qu’est-ce qui a poussé les auteurs européens à la recherche acharnée d’un projet d’unification utopique pendant des siècles ? Y a-t-il une connexion entre, d’un côté, les expériences d’exil et d’errance que la plupart d’entre ces auteurs ont vécues, et de l’autre, leurs projets européens ? Finalement, comment cette connexion se manifeste-elle sur le plan littéraire ? En s’appuyant sur le concept des « bons européens » apatrides de Friedrich Nietzsche, l’article construit l’image d’une Europe littéraire dont les frontières ne peuvent être celles d’une identité ou une géographie statiques. |
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