Les prisonniers de guerre français et allemands, acteurs de la dynamique européenne d’une guerre mondiale à l’autre ?

La captivité en guerre mondiale est un phénomène massif qui confronte, sur de longues périodes, une frange non négligeable de soldats à l’ennemi non plus dans la violence du combat, mais dans l’inégalité des armes, faisant paradoxalement du vaincu un médiateur potentiel pour le temps d’après la vict...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/siecles,
Hoofdauteur: Théofilakis, Fabien
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Siècles 2016
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:La captivité en guerre mondiale est un phénomène massif qui confronte, sur de longues périodes, une frange non négligeable de soldats à l’ennemi non plus dans la violence du combat, mais dans l’inégalité des armes, faisant paradoxalement du vaincu un médiateur potentiel pour le temps d’après la victoire ou la défaite. Ce face-à-face à fronts renversés engage ainsi un triple horizon : d’action, déterminé par les contacts du captif avec l’ennemi détenteur ; d’attente, qui oblige le prisonnier à préciser son lien avec la communauté nationale mobilisée ; d’espérance, quand il s’agit de convertir l’expérience de captivité en engagement pour la paix en Europe. Le positionnement des anciens prisonniers de guerre allemands dans les années vingt entre pacifisme et révisionnisme, le rôle des captifs français en mains allemandes dans le nouvel ordre européen élaboré par les nazis et l’implication des Allemands prisonniers en France au sortir de la Seconde Guerre mondiale dans les jumelages une décennie plus tard offrent trois exemples de croisement entre échelles nationales et européennes, trois cas également d’influence des guerres et de l’après-guerre sur l’idée européenne.