Bretons, internationalistes et européens ? Les socialistes bretons et l’idée européenne aux lendemains de la Grande Guerre
Aux lendemains de la Grande Guerre, les socialistes, en Bretagne, forment une minorité qui cherche à s’implanter localement par la conquête électorale des villes ouvrières (Brest, Lorient) tout en trouvant des points d’appui dans les campagnes. Mais le programme de la SFIO passe obligatoirement par...
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| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/siecles, |
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
Siècles
2016
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| 主題: | |
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Aux lendemains de la Grande Guerre, les socialistes, en Bretagne, forment une minorité qui cherche à s’implanter localement par la conquête électorale des villes ouvrières (Brest, Lorient) tout en trouvant des points d’appui dans les campagnes. Mais le programme de la SFIO passe obligatoirement par une défense et une valorisation de l’internationalisme et de la construction d’une paix durable en Europe. Comment dans une région encore hostile au socialisme concilier les dimensions locales, nationales et européennes d’un projet ? L’expérience combattante des nombreux militants locaux sert de base à la valorisation d’un pacifisme internationaliste. Plus encore, plusieurs socialistes bretons ont une trajectoire ouverte sur l’étranger : Augustin Hamon, le traducteur de George Bernard Shaw, et Yves Le Lay, le traducteur de Freud et de Jung, sont également des militants actifs dans cette région. C’est également le cas du jeune philosophe Paul Ricœur, partisan d’un pacifisme ouvert sur l’extérieur. Ont-ils réussi ou non à élaborer un programme politique socialiste qui prenne en compte leur propre expérience transnationale, profondément marquée par les séquelles de la Première Guerre mondiale et l’attrait du pacifisme ? |
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