L’Empire avant l’Empire
Réalité de fait, l’empire napoléonien n’en possède pas moins une dimension affective, voire métaphysique. Il pose de façon aiguë la question téléologique, comme si l’effondrement était inscrit dans sa destinée, en une répétition cyclique de l’épisode de la tour de Babel. Ainsi, la doctrine chrétienn...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/siecles, |
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| Tác giả khác: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Siècles
2015
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Réalité de fait, l’empire napoléonien n’en possède pas moins une dimension affective, voire métaphysique. Il pose de façon aiguë la question téléologique, comme si l’effondrement était inscrit dans sa destinée, en une répétition cyclique de l’épisode de la tour de Babel. Ainsi, la doctrine chrétienne des deux pouvoirs, contemporaine de l’Empire romain puis de l’ Empire d’Orient, se voit-elle remise en cause au XVIIIe siècle, les articles de l’Encyclopédie revenant sur la chute inexorable des empires. L’Empire, « monstre institutionnel » selon Montesquieu, ne tient plus que de la pure politique et de la seule personne d’un « ogre », « géant » ou « colosse » – vision cyclique de l’accomplissement et du déclin partagée par le jeune Bonaparte lui-même –, à moins que l’on adopte une plus vaste perspective temporelle, la fin d’empire n’étant plus qu’un avatar précédant une possible régénérescence fondée par des réformes institutionnelles lui donnant un sens nouveau dans une Europe moderne. |
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