Un monument qui questionne
L’œuvre réalisée par Nicolas Daubanes en 2023 au sein du lycée La Bruyère à Versailles pour réactiver et pérenniser la mémoire de deux élèves juives déportées en mai 1944 relève, selon un mode inédit, de l’esthétique du monument aux morts. Élaborée à partir d’un support architectural existant, à fon...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/siecles, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Siècles
2025
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | L’œuvre réalisée par Nicolas Daubanes en 2023 au sein du lycée La Bruyère à Versailles pour réactiver et pérenniser la mémoire de deux élèves juives déportées en mai 1944 relève, selon un mode inédit, de l’esthétique du monument aux morts. Élaborée à partir d’un support architectural existant, à fonction décorative, elle détourne ce dernier de sa fonctionnalité première. Ce monument atypique, conçu selon un protocole éminemment participatif, s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle esthétique mémorielle ; il le fait par un questionnement posé à la communauté lycéenne et inclus dans l’inscription gravée dans la pierre, mais aussi par l’intégration des deux noms des victimes parmi ceux des vivants, qui s’engagent à les accompagner. Par la reprise du passé et par le mode interrogatif choisi, il ancre la commémoration dans un présent tourné vers le futur. |
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