La conservation des traces écrites dans les prisons : entre conflits de mémoire, dark tourism et contraintes de la reconversion architecturale
Indissociablement liés à la pratique du graffiti, les murs des prisons portent en réalité les traces écrites accumulées – dans l’espace et dans le temps (celui de l’usage mais aussi celui de l’après) – des nombreux groupes d’individus amenés à pénétrer en ces lieux singuliers, que ce soit sous la co...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/siecles, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Siècles
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Indissociablement liés à la pratique du graffiti, les murs des prisons portent en réalité les traces écrites accumulées – dans l’espace et dans le temps (celui de l’usage mais aussi celui de l’après) – des nombreux groupes d’individus amenés à pénétrer en ces lieux singuliers, que ce soit sous la contrainte, quotidiennement pour le travail ou librement pour aller à la rencontre des détenus ou poussés par la curiosité. Ces écritures sont le témoignage tangible des mémoires concurrentielles qui s’attachent aux édifices pénitentiaires et qui méritent d’être prises en compte quand se pose la question du devenir des bâtiments après leur désaffectation, a fortiori au moment où la conservation s’envisage essentiellement à la condition d’une transformation pour l’accueil de nouveaux usages. Dans ce contexte et à partir d’une sélection d’opérations françaises récentes, le présent article propose de s’intéresser à la place qu’occupe ou non la préservation des traces écrites dans ces projets, d’identifier et de questionner les ressorts du processus de sélection auquel elles sont soumises. |
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