Écrire sur les monuments

Ce numéro se propose d’explorer la place encore trop peu étudiée de l’écriture et du statut de la trace écrite sur les monuments dans et depuis l’espace public aux XXe et XXIe siècles. En effet, si l’écriture en tant que pratique sociale est transhistorique, il semble néanmoins qu’elle occupe une pl...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/siecles,
Drugi avtorji: Jakobi, Marianne
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Siècles 2025
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Ce numéro se propose d’explorer la place encore trop peu étudiée de l’écriture et du statut de la trace écrite sur les monuments dans et depuis l’espace public aux XXe et XXIe siècles. En effet, si l’écriture en tant que pratique sociale est transhistorique, il semble néanmoins qu’elle occupe une place singulière dans l’architecture contemporaine depuis le début du XXe siècle. Ainsi, quelles que soient leur nature et leur finalité, les inscriptions, graffitis, plaques commémoratives, papiers collés, textiles, dispositifs mobiles, panneaux lumineux, projections…, sont autant de formes d’écritures contemporaines ou postérieures à l’édification et qui établissent avec le monument de nouvelles interactions. Porté conjointement par les unités de recherche du CHEC (UCA) et de Ressources (EnsaCF), ce dossier s’inscrit dans une approche croisée des disciplines que sont l’histoire de l’art et l’architecture. En s’attachant aussi bien au sens premier de l’écriture comme action, activité d’écrire ou d’inscrire qu’à l’écriture sur un édifice en tant que support d’une transmission, ce numéro interroge à partir des trois enjeux temporels que sont la pérennité, l’éphémère et la patrimonialisation, la relation entre l’écriture et l’édifice. The aim of this issue is to explore the little-studied role of writing and the status of the written trace on monuments in and from public space in the 20th and 21st centuries. Indeed, while writing as a social practice is transhistorical, it nevertheless seems to have occupied a singular place in contemporary architecture since the beginning of the twentieth century. Whatever their nature or purpose, inscriptions, graffiti, commemorative plaques, pasted paper, textiles, mobile devices, illuminated panels, projections, etc., are all forms of contemporary or post-building writing that establish new interactions with the monument. Jointly supported by the CHEC (UCA) and Ressources (EnsaCF) research units, this dossier takes a cross-disciplinary approach to art history and architecture. Focusing on the primary meaning of writing as an action, the activity of writing or inscribing, as well as on writing on a building as a means of transmission, this issue examines the relationship between writing and buildings, based on the three temporal issues of perennity, ephemerality and patrimonialization.