Penser les marges juridiques par les marges manuscrites en droit romain médiéval : Le cas du mariage juif par Azon (m. ca. 1225)

Pour intégrer le mariage juif dans le système du droit civil, le maître bolonais Azon (m.1225 ca.) l’insère dans une opposition entre iura communia et lois propres (legem suas). Il se fonde essentiellement sur la constitution impériale Nemo, insérée au titre De Iudaeis du Codex de Justinien (C., 1,...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/siecles,
Autor principal: Karsenty, Alexandre
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Siècles 2023
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Pour intégrer le mariage juif dans le système du droit civil, le maître bolonais Azon (m.1225 ca.) l’insère dans une opposition entre iura communia et lois propres (legem suas). Il se fonde essentiellement sur la constitution impériale Nemo, insérée au titre De Iudaeis du Codex de Justinien (C., 1, 9, 7). Azon s’efforce de caractériser le mariage juif comme un mariage romain, tout en explicitant les lois juives pouvant faire obstacle à une telle caractérisation. Il en résulte une interrogation qui intéresse doublement le rapport aux marges. En effet, le sort juridique d’une population marginale, car non chrétienne dans un monde chrétien, procède d’un rapport singulier entre les marges manuscrites du doctor legum et le texte central du Corpus iuris civilis faisant autorité.