De La Tempête à Prospero’s Books : vertige des sens et fragmentation du sens
Prospero’s Books, réalisé en 1991, est un film riche et ambitieux qui propose une lecture nouvelle et audacieuse de la pièce The Tempest. Le propos est ici de montrer comment Peter Greenaway, et au-delà du réalisateur, le cinéma lui-même avec ses moyens langagiers spécifiques et ses potentialités mu...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/shakespeare, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Actes des congrès de la Société française Shakespeare
2007
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Prospero’s Books, réalisé en 1991, est un film riche et ambitieux qui propose une lecture nouvelle et audacieuse de la pièce The Tempest. Le propos est ici de montrer comment Peter Greenaway, et au-delà du réalisateur, le cinéma lui-même avec ses moyens langagiers spécifiques et ses potentialités multiples, peut dans le même temps proposer une mise en scène proche du texte de la pièce et rendre compte des méandres de la poétique shakespearienne. Transposer à l’écran, sur un mode iconique donc, les jeux langagiers complexes et les ambivalences verbales caractéristiques de l’esthétique baroquisante de l’œuvre shakespearienne implique des difficultés particulières mais peut donner lieu, et c’est le cas ici, à des trouvailles brillantes même si parfois controversées. Il s’agit pour le cinéaste d’«adapter» le texte, c’est-à-dire d’imposer son regard, son écriture et sa manière propres à l’œuvre d’origine tout en restant fidèle à l’esprit de la lettre. Le film dans son ensemble propose une réflexion sur l’Art et sur le statut de l’œuvre artistique. À l’interrogation sur l’art théâtral dans la pièce répond en effet une interrogation sur l’art cinématographique dans le film : c’est dans ce questionnement même que le film est, essentiellement shakespearien. |
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