La représentation des émotions : le motif floral de Chaucer à Shakespeare
La synesthésie est envisagée selon nous comme un effet de sens visant à exprimer l’informulé, représenté par les perceptions, les sensations, les odeurs et les couleurs. Nous utiliserons ce terme dans une perspective restreinte pour signifier l’émergence de la représentation du sensoriel et de l’exp...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/shakespeare, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Actes des congrès de la Société française Shakespeare
2007
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La synesthésie est envisagée selon nous comme un effet de sens visant à exprimer l’informulé, représenté par les perceptions, les sensations, les odeurs et les couleurs. Nous utiliserons ce terme dans une perspective restreinte pour signifier l’émergence de la représentation du sensoriel et de l’expression des passions dans la littérature élisabéthaine, principalement spensérienne, et dans les pièces de Shakespeare. Au Moyen-Âge, les allégories permirent de transposer les passions humaines en émotions vécues. À titre d’exemple, Geoffrey Chaucer utilise une écriture décorative pour rendre compte des passions de manière figée. En revanche, la littérature élisabéthaine spensérienne, voire aussi le théâtre shakespearien, s’efforce par la musique de ses vers, par la poésie du corps, de créer l’illusion de la reconstitution d’une scène absente. Ainsi, et c’est justement ce dont nous traitons dans notre deuxième partie, la langue elle-même se voit imposer de fortes mutations. Dans la poésie chaucérienne, le symbolique l’emporte sur la valeur représentative du signe poétique, alors que dans la poésie élisabéthaine, les sens et la forme poétique sont mis en avant par une écriture que nous qualifierons de maniériste. |
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