Le débat entre naturalisme et nominalisme dans quelques pièces de Shakespeare
Un travail sur les images de quelques pièces de Shakespeare (Romeo and Juliet, Troilus and Cressida, Julius Cæsar, Hamlet, The Tempest) montre que le corpus de Shakespeare croise un intérêt pour les théories linguistiques du naturalisme sémantique héritées de l’Antiquité et de la philosophie néoplat...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/shakespeare, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Actes des congrès de la Société française Shakespeare
2007
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Un travail sur les images de quelques pièces de Shakespeare (Romeo and Juliet, Troilus and Cressida, Julius Cæsar, Hamlet, The Tempest) montre que le corpus de Shakespeare croise un intérêt pour les théories linguistiques du naturalisme sémantique héritées de l’Antiquité et de la philosophie néoplatonicienne et pour celles, plus modernes, du nominalisme que Montaigne avait déjà présentées mais dont les fondements avaient été jetés par des penseurs médiévaux comme Roscelin de Compiègne ou William of Ockham. Cette double postulation s’illustre dans l’écriture shakespearienne par le recours à l’onomastique, à l’allégorie et au langage emblématique d’un côté et aux jeux verbaux de la «corruption» des mots de l’autre. Elle s’inscrit aussi dans une double stratégie de lecture du monde, lecture analogique et lecture anamorphique, que le Moyen-Age rationaliste avait également préparée par la remise en question du dogme du réalisme platonicien à laquelle contribuèrent les nouvelles conceptions de la langue. Le propos de cet article est de monter que la « modernité » de Shakespeare est indissociable d’un ressourcement à la culture du passé. |
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