“Horror… is the sinews of the fable”: Giraldi Cinthio’s works and Elizabethan tragedy

Cette communication examine les écrits théoriques de G. B. Giraldi Cinthio et sa pièce la plus célèbre, Orbecche (1541), à la lumière du « sénéquisme » italien. Le récit que Cinthio fait de la première représentation de sa tragédie montre qu’il était conscient de la nécessité de séduire le public en...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/shakespeare,
1. Verfasser: Tempera, Mariangela
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Anglais
Veröffentlicht: Actes des congrès de la Société française Shakespeare 2007
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Cette communication examine les écrits théoriques de G. B. Giraldi Cinthio et sa pièce la plus célèbre, Orbecche (1541), à la lumière du « sénéquisme » italien. Le récit que Cinthio fait de la première représentation de sa tragédie montre qu’il était conscient de la nécessité de séduire le public en satisfaisant ses goûts. Il voyait également la futilité d’un respect strict et irréfléchi aux règles fixées par Aristote. L’article soutient que l’intérêt de Cinthio pour la scène dans son écriture dramatique et son exploration de la fonction dramatique de l’horreur montrent qu’il a plus en commun avec les Élisabéthains qu’avec ses compatriotes. Une comparaison entre les moments clefs dans Orbecche et les scènes des pièces élisabéthaines (The Tragedie of Tancred and Gismund, Gorboduc, 2 Henry vi, Titus Andronicus) fait ressortir des similitudes dans le traitement de leurs sources sénéquiennes communes qui sont inattendues dans l’Italie des années 1540. Orbecche et le débat théorique que la pièce suscita en Italie contribuèrent à façonner l’écriture dramatique de la seconde moitié du xvie siècle. Le processus d’influence croisée entre les œuvres des dramaturges européens et de celles de leurs homologues élisabéthains appelle d’autres études. Dans ce cadre, Giraldi mérite certainement plus d’attention qu’il n’en reçut jusqu’ici.