Des voix de la séduction : à l’écoute de Macbeth

La voix est l'empreinte métonymique de la personne qui s'exprime. Tout à la fois absente et essentielle, elle est le prolongement de l'écriture dramatique qui se mue en gestes et en sons. Ces deux aspects semblent d'ailleurs indissociables. La dimension «kinesthésique» de la voix...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/shakespeare,
Autore principale: Claret, Jean-Louis
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Actes des congrès de la Société française Shakespeare 2007
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La voix est l'empreinte métonymique de la personne qui s'exprime. Tout à la fois absente et essentielle, elle est le prolongement de l'écriture dramatique qui se mue en gestes et en sons. Ces deux aspects semblent d'ailleurs indissociables. La dimension «kinesthésique» de la voix est particulièrement manifeste au théâtre où les spectateurs se laissent charmer aussi par les mots que l'on « donne à voir ». La polyphonie constituée par les différentes voix dans Macbeth (exemple d'acte II scène 3) est un instrument de séduction qui affecte les personnages et les spectateurs. Mais le dernier mot semble revenir au silence dont la voix s'adresse peut-être plus directement aux émotions. Les jeux de l'amour sont en effet caractérisés par le rejet de la parole et la nécessité de la présence de l'être aimé.