Othello : ‘A pageant to keep us in false gaze’ ou la part de l’invisible aperçu occultement
Cette étude traite de la thématique du seuil et de la liminalité dans Othello dans la perspective de l’adaptation cinématographique. Le texte établit une corrélation fascinante entre Iago et Janus, dieu romain des seuils et des portes mais encore dieu du commencement de toute chose. En tant que tel,...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/shakespeare, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Actes des congrès de la Société française Shakespeare
2007
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cette étude traite de la thématique du seuil et de la liminalité dans Othello dans la perspective de l’adaptation cinématographique. Le texte établit une corrélation fascinante entre Iago et Janus, dieu romain des seuils et des portes mais encore dieu du commencement de toute chose. En tant que tel, Iago préside à de nombreux débuts, amorçant la perception, visuelle autant que verbale, pour aussitôt la réprimer. Le film de Parker dramatise cette caractéristique en montrant très fréquemment Iago se tenant dans l’embrasure ou sur le seuil d’une porte, entre l’intérieur et l’extérieur. Othello lui-même va se trouver placé en-deçà des signes, sur le seuil perceptuel, où le personnage est amené à constater la perdition de sa femme à travers des obstacles qui ont la ténuité (toute chimérique) de la toile d’araignée. Ainsi, le voir se fait-il «transvoir» dans le film de Parker comme dans la version russe, plus ancienne, de Sergei Yutkevitch. À l’indirection et à la déformation de la vision, Parker ajoute encore une dimension métadramatique par laquelle Iago passe de l’autre côté de la caméra, plaçant sa main sur l’objectif de manière à occulter tout à fait l’image. Iago, en tant qu’enseigne («ensign»), apparaît bel et bien comme le maître incontesté des signes. |
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