Failures of Eating in The Merchant of Venice
The Merchant of Venice contient de nombreuses références aux repas. Cependant, il est frappant de constater qu’aucun n’est mis en scène dans la pièce. La nourriture ne nourrit pas, ou elle demande pour cela un tel effort qu’il en devient dissuasif. Néanmoins, les gens doivent se sustenter. Dans cett...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/shakespeare, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Anglais |
| Έκδοση: |
Actes des congrès de la Société française Shakespeare
2012
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | The Merchant of Venice contient de nombreuses références aux repas. Cependant, il est frappant de constater qu’aucun n’est mis en scène dans la pièce. La nourriture ne nourrit pas, ou elle demande pour cela un tel effort qu’il en devient dissuasif. Néanmoins, les gens doivent se sustenter. Dans cette pièce comme dans tout le corpus shakespearien, le corps exige que l’on calme son terrible appétit. La nourriture occupe une place centrale dans la pièce, qui s’ouvre sur l’image du vent refroidissant la « soupe » de la mer et qui offre plus loin une métaphore comparant la générosité de Portia à une manne tombée du ciel. Le monde décrit dans la pièce semble potentiellement comestible, il est offert à certains mais refusé à d’autres. Les personnages semblent également comestibles, et donc vulnérables. Shakespeare crée une œuvre dans laquelle il interroge l’interchangeabilité d’une « livre de chair » et d’une livre de mouton, de chèvre, de porc, ou de tout être humain. The Merchant of Venice est une pièce sur la réduction de l’humanité à une simple matière et sur le potentiel de cette matière d’être consommée. Elle démontre comment le fait de manger peut unir, ou plus fréquemment comment il peut mener à la destruction. |
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