Roger Lallemand, les femmes et la morale
Le sénateur socialiste Roger Lallemand est connu comme le « père » de la loi de 1990 dépénalisant partiellement l’interruption volontaire de grossesse en Belgique. Curieusement, il ne m’a jamais été donné d’entendre que la co-autrice du texte, la libérale flamande Lucienne Herman-Michielsens, en ser...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/sextant, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Sextant
2021
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Le sénateur socialiste Roger Lallemand est connu comme le « père » de la loi de 1990 dépénalisant partiellement l’interruption volontaire de grossesse en Belgique. Curieusement, il ne m’a jamais été donné d’entendre que la co-autrice du texte, la libérale flamande Lucienne Herman-Michielsens, en serait la mère. La raison est plus complexe qu’il n’y paraît. Lucienne Herman-Michielsens ne peut en effet pas être considérée comme une militante féministe, alors que Roger Lallemand reste l’acteur principal de ce combat emblématique pour les droits des femmes. L’aboutissement de cette lutte législative révèle un second paradoxe : alors que l’enjeu est de délier la question de l’avortement de « la moralité publique », l’accès à l’ivg relève davantage dans la pensée de Roger Lallemand d’une question morale que d’un droit à la santé des femmes. Cet hommage vise à articuler ces éléments, à rencontrer les contradictions apparentes qui traversent ce tournant législatif inédit dans l’histoire du pays pour faire émerger quelques aspects de la personnalité de Roger Lallemand en regard de l’évolution de la place des femmes dans la société belge. |
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