« The more I see you… » Une réécriture du corps masculin par le désir féminin : l’exemple du cinéma de Jane Campion

A la suite de constatations quelque peu alarmantes concernant la place des femmes au cinéma, devant ou derrière la caméra, assises devant l’écran, ou fixées sur la pellicule, il m’a semblé important de proposer l’hypothèse de l’existence d’un regard féminin, actif et désirant, qui, se portant sur le...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/sextant,
Prif Awdur: Boissonneau, Mélanie
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Sextant 2024
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:A la suite de constatations quelque peu alarmantes concernant la place des femmes au cinéma, devant ou derrière la caméra, assises devant l’écran, ou fixées sur la pellicule, il m’a semblé important de proposer l’hypothèse de l’existence d’un regard féminin, actif et désirant, qui, se portant sur le corps masculin, permettrait de construire une forme particulière de masculinité. Pour cela, j’ai choisi de mettre en avant le travail de la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, qui, au fil de sa filmographie, explore le regard féminin et le corps des hommes de façon originale. En illustrant le « voir, c’est désirer » de Linda Williams, Jane Campion rend la vue aux femmes, personnages ou spectatrices de ses films, et propose une représentation des corps masculins transformés par le regard désirant de ses personnages, et transmis par sa mise en scène. Pour comprendre les spécificités du travail de Jane Campion, il est important de développer l’influence des discours sur l’hétérosexualité, sur la conception des corps, masculins et féminins, et leurs représentations à l’écran.