Raconter la guerre civile espagnole au féminin. Des témoignages à la postmémoire
Cet article parcourt, dans une perspective diachronique, les récits des femmes sur la guerre civile. Il s’agit d’œuvres qui témoignent de ce qu’elles ont vécu ou qui retravaillent les témoignages pour en faire des romans. L’exposé sera par conséquent divisé en deux parties. La première (1975-1996) p...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/sextant, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Sextant
2024
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Cet article parcourt, dans une perspective diachronique, les récits des femmes sur la guerre civile. Il s’agit d’œuvres qui témoignent de ce qu’elles ont vécu ou qui retravaillent les témoignages pour en faire des romans. L’exposé sera par conséquent divisé en deux parties. La première (1975-1996) portera sur les témoignages de deux femmes communistes qui ont vécu la guerre civile de façon directe, ainsi que la répression postérieure : Tomasa Cuevas et Juana Doña. La seconde (1996-2010) analysera le travail de « postmémoire », c’est-à-dire de la mémoire « récupérée », mais non vécue à la première personne, dans l’œuvre de deux écrivaines : Dulce Chacón et Almudena Grandes. Nous débuterons par des témoignages bruts, recueillis de manière directe, ceux de Tomasa Cuevas, et pratiquement dénués d’élaboration de la part de l’auteure. Le roman autobiographique de Juana Doña constitue une étape intermédiaire, puisque l’auteure a vécu directement les événements, mais choisit consciemment de les restituer sous une forme littéraire. Finalement, nous présenterons deux romans, ceux de Dulce Chacón et d’Almudena Grandes, où les témoignages ont été recueillis auprès des femmes républicaines, puis soumis à un processus de fictionnalisation. |
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