De la corporéité de la guerre : corps de femmes et violence-spectacle dans la guerre civile espagnole

Cet article propose une lecture du phénomène guerrier invitant à réévaluer la singularité et la signifiance de la corporéité de la guerre d’Espagne. Dans une mise en scène punitive, les corps féminins violentés sont devenus « chose publique ». Cette « violence-spectacle », fortement ritualisée, est...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/sextant,
第一著者: Joly, Maud
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Sextant 2024
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Cet article propose une lecture du phénomène guerrier invitant à réévaluer la singularité et la signifiance de la corporéité de la guerre d’Espagne. Dans une mise en scène punitive, les corps féminins violentés sont devenus « chose publique ». Cette « violence-spectacle », fortement ritualisée, est fondée « sur l’inversion qui, au-delà du grotesque, symbolise le changement de statut [de l’ennemi(e)] » et participe de la construction et de la formulation publique des fondations du projet politique et social dit nationaliste. Circonscrire ici la réflexion à ce « moment de la violence de la guerre et dans la guerre » qu’est la « promenade des tondues » permet de montrer l’intérêt heuristique de la notion de corporéité de la guerre pour l’étude du cas espagnol. L’analyse de ce procédé de réification du corps de l’ennemie propose une réévaluation du genre dans l’archéologie de la violence de la guerre civile espagnole, qui, par la nature de son répertoire violent, est aussi une guerre totale du XXe siècle européen.