Masturbation, empowerment, jouissance. Le plaisir à soi dans la pornographie féministe et queer
Cet article s’intéresse au « processus de la modernisation de la sexualité » en passant par son étude scientifique. « L’aveu », cette confession involontaire des vérités corporelles, sera l’élément principal dans la construction de cette sexualité moderne. Celle-ci est à la recherche des techniques...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/sextant, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Sextant
2024
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article s’intéresse au « processus de la modernisation de la sexualité » en passant par son étude scientifique. « L’aveu », cette confession involontaire des vérités corporelles, sera l’élément principal dans la construction de cette sexualité moderne. Celle-ci est à la recherche des techniques pour exercer un pouvoir sur les plaisirs dans le but de produire « le plaisir de la connaissance : le plaisir qui vient de la connaissance des plaisirs ». La sexualité est placée au centre des discours de pouvoir tels que les structures juridiques, psychologiques et médicales. Ce pouvoir qui prend le contrôle de la sexualité devient une source de plaisir. Néanmoins, les femmes sont passives face au regard actif masculin et sont présentées en tant qu’objet à deux niveaux : celui du regard du protagoniste masculin ainsi que du spectateur présupposé masculin et hétérosexuel. Le regard que les femmes portent sur elles-mêmes est empreint des fantasmes masculins et des rôles genrés traditionnels parce que le regard pornographique est resté un privilège du masculin. Le sexe féminin est caché, mystifié et difficile à imaginer. Les femmes étaient exclues des représentations et de la connaissance de leurs corps, de leur sexualité, de leur plaisir. |
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