M comme mère, M comme monstre
De tout temps, la monstruosité des mères a suscité l’intérêt de la société. Déclenchant les débats éthiques, des déchaînements médiatiques, elle est aussi à l’origine d’un nombre impressionnant d’œuvres artistiques complexes. L’infanticide maternel, cet acte incompréhensible en soi, a toujours fasci...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/sextant, |
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| Andre forfattere: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Sextant
2024
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | De tout temps, la monstruosité des mères a suscité l’intérêt de la société. Déclenchant les débats éthiques, des déchaînements médiatiques, elle est aussi à l’origine d’un nombre impressionnant d’œuvres artistiques complexes. L’infanticide maternel, cet acte incompréhensible en soi, a toujours fasciné et répugné à la fois, poussant la médecine à expliquer ces actes par des pathologies aux noms impressionnants tels que le « syndrome de Munchhausen par procuration » ou la « psychose postpartum ». D’un point de vue artistique, le motif connaît, du moins depuis la Médée d’Euripide, une longue tradition qui s’inscrit dans la littérature mondiale, mais aussi dans le théâtre, le cinéma ou les arts plastiques. Tantôt furies, tantôt sorcières, ces mères monstrueuses continuent-elles à être considérées comme des êtres contre nature ou la description de ces femmes, de leurs actes et motivations présumées a-t-elle changé au travers les siècles, reflétant les changements des représentations féminines ou encore le traitement de faits d’actualité ? The monstrosity of mothers has always aroused society's interest. Triggering ethical debates and media outbursts, it has also been the source of an impressive number of complex artistic works. Maternal infanticide, an act that is incomprehensible in itself, has always fascinated and repulsed at the same time, leading medical science to explain these acts by pathologies with impressive names such as ‘Munchhausen syndrome by proxy’ or ‘postpartum psychosis.’ From an artistic point of view, at least since Euripides’ Medea, the motif has held a long tradition in world literature, as well as in theatre, film, and the visual arts. Whether furies or witches, do these monstrous mothers continue to be considered as unnatural beings, or has the description of these women, their actions, and presumed motivations changed over the centuries by reflecting changes in the way women are portrayed or the way current events are dealt with? |
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