Un témoignage inédit des milieux intellectuels queer parisiens en 1888

Sigismond Justh (1863-1894), écrivain hongrois, fait plusieurs séjours à Paris, particulièrement en janvier-mai 1888. Il tient pendant ce séjour un journal en hongrois dont jusqu’à présent seuls quelques passages ont été publiés en français et dans lequel il note assidûment ses fréquentations dans l...

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Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/sextant,
Huvudupphovsman: Servantie, Alain
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Sextant 2023
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Sigismond Justh (1863-1894), écrivain hongrois, fait plusieurs séjours à Paris, particulièrement en janvier-mai 1888. Il tient pendant ce séjour un journal en hongrois dont jusqu’à présent seuls quelques passages ont été publiés en français et dans lequel il note assidûment ses fréquentations dans les salons littéraires, les bals et les théâtres et évoque les écrivains et artistes qu’il rencontre. Son intérêt le porte vers les écrivains dandys (Barbey d’Aurevilly, Huysmans), les jeunes célibataires (Pierre de Coubertin, Melchior de Polignac), les bohèmes entourant Sarah Bernhardt, ou ceux que sa compatriote Jean de Néthy appellera les « dilettantes » : un « ménage » de peintres – Rupert Bunny, Alaistair Cary Elwes et le poète Jean Berge – avec lequel il entretient une relation passionnelle. L’article propose une présentation de cette source en grande part encore inédite en français et de son potentiel pour l’analyse de l’homosociabilité parisienne à la fin du XIXe siècle et de son atmosphère proustienne.