André Gide et le « franc camarade »
Henri Ghéon est le complice de la libération morale et sexuelle d’André Gide, le partenaire des « chasses » nocturnes durant lesquelles les deux hommes errent en quête d’un compagnon d’une nuit, et ils partagent même certaines de leurs inclinations, comme celle qui touche au jeune Maurice Schlumberg...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/sextant, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Sextant
2023
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Henri Ghéon est le complice de la libération morale et sexuelle d’André Gide, le partenaire des « chasses » nocturnes durant lesquelles les deux hommes errent en quête d’un compagnon d’une nuit, et ils partagent même certaines de leurs inclinations, comme celle qui touche au jeune Maurice Schlumberger, frère puîné de Jean. Cet article vise à comprendre comment cette intimité passe en littérature. On observe une alliance qui se met en place entre les deux écrivains dans le champ littéraire (Ghéon défend L’Immoraliste dans un article d’août 1902, et il y minimise l’aspect homosexuel afin de protéger Gide des accusations qui pèsent sur lui tandis que la même année, Gide aide Ghéon à publier Le Consolateur dans La Revue blanche). L’article explore également les croisements intertextuels entre les deux œuvres, particulièrement intéressants lorsqu’il s’agit de la question homosexuelle. Enfin, l’article s’intéresse au cas significatif de collaboration que représente l’écriture à quatre mains, dans L’Ermitage en 1899, d’une série d’articles prenant une forme épistolaire : aux « Lettres à Angèle » rédigées par Gide répondent les « Lettres d’Angèle » rédigées par Ghéon. |
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