Penser le féminin et le masculin à l’heure de l’effondrement. Lecture croisée des recompositions écoféministes et collapsologiques du monde
Comment penser les rapports sociaux de sexe au sein d’un monde changeant et dévasté ? L’urgence climatique ne laisse-t-elle place qu’à la continuation d’un système marqué par l’exploitation, la violence et l’exclusion ? Quels récits alternatifs proposer à l’ordre de genre ? Nous nous attarderons sur...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/sextant, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Sextant
2025
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Comment penser les rapports sociaux de sexe au sein d’un monde changeant et dévasté ? L’urgence climatique ne laisse-t-elle place qu’à la continuation d’un système marqué par l’exploitation, la violence et l’exclusion ? Quels récits alternatifs proposer à l’ordre de genre ? Nous nous attarderons sur deux d’entre eux, l’un suggéré par la collapsologie, l’autre tiré des propositions écoféministes. Ces deux espaces (de pensée et d’action) questionnent et composent avec les catégories « homme », « femme », « masculin », « féminin » à partir desquelles les rapports de genre sont forgés. Partant des tentatives de recomposition du monde des collapsologues, nous verrons que leurs propositions se heurtent à l’écueil de l’essentialisme. La mobilisation, dans un second temps, des perspectives écoféministes permettra de sortir de cette impasse. En effet, celles-ci accomplissent deux gestes indispensables à toute reconceptualisation autonomisée des rapports entre les sexes : à savoir l’historicisation des catégories de pensée suivie de leur réappropriation positive. Reliant les expériences de domination vécues par les femmes à celles éprouvées par ce que l’on nomme « la nature », les écoféministes s’emparent de cette seconde notion pour lui reconnaître sa pleine agentivité. Elles nous invitent ainsi à adopter une éthique relationnelle. Finalement, les communautés-refuges auxquelles elles aspirent se composent d’êtres enchevêtré·es, non plus classé·es à partir de leurs différences mais reconnu·es dans leur hybridité. |
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