Esquisse d'une typologie des différents modes de sémiotisation verbale de l'émotion
Les émotions posent aux sciences du langage un problème constant d’observabilité. Pour reprendre une formule de Catherine Kerbrat-Orecchioni, le « langage émotionnel » investit des « moyens » qui sont d’une « fantastique diversité », au point qu’on a « le sentiment que les émotions sont à la fois da...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/semen, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Έκδοση: |
Semen
2015
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Les émotions posent aux sciences du langage un problème constant d’observabilité. Pour reprendre une formule de Catherine Kerbrat-Orecchioni, le « langage émotionnel » investit des « moyens » qui sont d’une « fantastique diversité », au point qu’on a « le sentiment que les émotions sont à la fois dans le langage partout, et nulle part ». Dans ce contexte, l’un des défis actuels de l’étude du « langage émotionnel » semble être d’élaborer un modèle d’analyse global de la sémiotisation des émotions, destiné à la description des données discursives. Afin d’avancer dans une telle direction, il est utile de commencer par tenter d’identifier un nombre limité de modes de sémiotisation de l’émotion, c’est-à-dire de manières selon lesquelles l’émotion peut être rendue manifeste au moyen de signes (verbaux et co-verbaux). Cet article s’efforce de contribuer à une telle entreprise générale, en présentant une vue d’ensemble d’un modèle d’analyse possible du « langage émotionnel ». À partir de la catégorie englobante d’émotion sémiotisée, ce modèle repose sur une tripartition entre trois grands modes de sémiotisation : dire l’émotion, montrer l’émotion et, enfin, étayer l’émotion. |
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