De la liberté à la gestion : le discours constituant de l’UE sur les migrations
Cette recherche analyse l’évolution du lexique liée à la migration dans le discours institutionnel européen depuis la CECA (1951) jusqu’au Pacte sur la migration et l’asile (2024). À partir d’un corpus de dix traités de l’UE et de 96 textes de droit dérivé, elle combine la sémantique discursive et l...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/semen, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Semen
2026
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cette recherche analyse l’évolution du lexique liée à la migration dans le discours institutionnel européen depuis la CECA (1951) jusqu’au Pacte sur la migration et l’asile (2024). À partir d’un corpus de dix traités de l’UE et de 96 textes de droit dérivé, elle combine la sémantique discursive et la linguistique de corpus afin de mettre en évidence la construction d’un discours à la fois technique et consensuel, qui neutralise la conflictualité politique par une rhétorique auto-réalisante. Depuis le Conseil de Tampere (1999), le lexique s’homogénéise et se teinte de prudence, multipliant les termes passe-partout au référent flou. Parallèlement, la prolifération des mots liés à la gestion traduit la transformation de la liberté en un principe abstrait à organiser plutôt qu’à garantir. En mobilisant les cadres du discours constituant et du discours d’autorité, l’étude montre enfin comment l’UE fonde sa légitimité sur la présentation de ses politiques migratoires comme des réponses rationnelles et objectives. |
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