Murs après murs : Les jeunes face aux politiques de rénovation urbaine
Les processus de démolition-reconstruction, massivement encouragés depuis la loi « Borloo » de 2003, donnent lieu à de profondes transformations morphologiques et sociales des quartiers dits « sensibles ». Les jeunes, dont les pratiques et les discours témoignent d’un très fort attachement à leur li...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/sejed, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Sociétés et jeunesses en difficulté
2014
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Les processus de démolition-reconstruction, massivement encouragés depuis la loi « Borloo » de 2003, donnent lieu à de profondes transformations morphologiques et sociales des quartiers dits « sensibles ». Les jeunes, dont les pratiques et les discours témoignent d’un très fort attachement à leur lieu de vie, vivent ces bouleversements comme une violence symbolique supplémentaire à leur égard. Comment sont-ils pris en compte dans ces processus de rénovation urbaine, quel projet de société leur propose-t-on pour se construire ? L’analyse repose sur une série d’entretiens réalisés auprès des jeunes et des acteurs institutionnels dans deux quartiers considérés comme sensibles, et bénéficiant d’un financement de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (anru), dans deux villes bretonnes, Brest et Lorient. Si une fraction de ces jeunes, souvent ceux qui connaissent le moins de difficultés, acceptent avec une part de résignation les projets qui leur sont présentés, la majorité exprime un sentiment de révolte et de colère face à ce qu’elle considère comme une dépossession des lieux. Au-delà de la qualité des projets urbains proposés, c’est la capacité à maîtriser son destin et l’espace le plus intime que constitue le logement qui est ici remis en cause. |
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