Les engagements infrapolitiques des jeunes en difficulté d’insertion : entre institutions et pratiques autonomes

La question de l’engagement des jeunes est souvent examinée sous l’angle de l’engagement politique ou en référence à ce dernier. A l’aide d’entretiens biographiques et d’une observation participante de longue durée auprès de jeunes de Suisse romande âgés entre 15 et 30 ans en difficulté d’insertion,...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/sejed,
Egile Nagusiak: Plomb, Fabrice, Henchoz, Caroline
Formatua: Article ou chapitre numérique
Argitaratua: Sociétés et jeunesses en difficulté 2015
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:La question de l’engagement des jeunes est souvent examinée sous l’angle de l’engagement politique ou en référence à ce dernier. A l’aide d’entretiens biographiques et d’une observation participante de longue durée auprès de jeunes de Suisse romande âgés entre 15 et 30 ans en difficulté d’insertion, nous décrivons d’autres modes d’engagement relevant de ce que John C. Scott (2009) a appelé l’infrapolitique. Ces engagements n’ont pas pour objectif de se libérer de toutes les formes de tutelles et de dépendance (soit l’autodétermination habituellement traitée dans les études sur l’engagement politique). Pour les jeunes que nous étudions, ils prennent la forme de résistances souterraines et discrètes aux injonctions au travail salarié formulées par les institutions qui les encadrent. On peut parler de véritables stratégies clandestines de résistance, car pour gagner en marge de manœuvre, ces jeunes doivent s’engager dans un travail relationnel de manière à ce que leur point de vue, contraire aux attentes institutionnelles, soit reconnu et accepté par les représentants de ces mêmes institutions. Nous montrons ici les compétences qu’ils mobilisent et comment ils arrivent à gagner en autonomie grâce à ce travail d’engagement.